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Mes lectures

Avril 2011

 

Le livre sans nom – Anonyme – 2006

Alors là, si vous aimez les film de Tarantino, vous allez être servi !!! C’est pas compliqué : au début on ne comprend rien sauf qu’un gars qui a l’air de rien entre dans un bar avec que des gros bras dedans et tue tout le monde sauf une personne mais sans que l’on sache pourquoi. Deux flics étranges vont enquêter sur cette affaire et remonter une piste très improbable avec en fil rouge une décapotable jaune, un couple d’amoureux un peu truand et un livre sans nom. Avec bien sûr, de temps en temps, comme dans tout film de Tarantino, quelques giclées de sang bien senties…..

Bref, 457 pages de délire qui verront peut être le jour sous la caméra de Quentin.

 

 

Mars 2011

 

Tête brûlée – Papy Boyington – 1958

Titre original : Baa Baa Black Sheep

Papy Boyington, as américain de la seconde guerre mondiale – 26 victoires, décoré de la Medal of Honor à titre posthume de son vivant !!!! se raconte comme il a vécu sans rien éluder de sa vie : cet être entier très porté sur la boisson se portera volontaire pour toutes les missions dans le Pacifique. L’un des plus vieux aviateurs de la guerre de sang sioux est quand même ingénieur aéronautique en 1934 et son imagination et ses reflexionx pour ce sortir de situations scabreuses le montrent.

Néanmoins, il resterait un inconnu sans Robert Conrad qui en a fait un héros exceptionnel dans le téléfilm célèbre aux commandes de son Corsair. Sacré Papy !!!

Enfin en version française, il aura fallu attendre 50 ans !


Janvier 2011

 

La perruque de Newton Jean Pierre Luminet – 2010

Après avoir lu l’histoire romancée de Kepler, voila celle de sir Issac Newton avant celle de Galilée publiées dans la série « Les bâtisseurs du ciel ». Autant celle de Kepler était bien écrite, vivante et bien dans son époque, autant celle-ci manque de liant, affiche certaines répétitions et ne montre que la vie chronologique de Newton. Néanmoins, vue la longueur et la particularité de son caractère et de son intelligence, il était difficile de pouvoir faire différement.

Pour bien comprendre, je ne peux résister au plaisir de vous recopier ces quelques lignes qui résument mieux qu’un long discours cet homme si spécial…

« Edmund Halley n’aimait pas Newton. A chacune de leurs rencontres, il se sentait pris d’une sorte d’horreur sacrée face à ce monstre empli de suffisance, vaniteux, sournois, menteur, ondoyant, hypocrite et pourtant éblouissant de cet aura qui n’appartient qu’aux saints… oou aux démons. Pourtant, il lui fallait choisir : sacrifier l’ami Hooke sur l’autel du monstre Newton. »

Ce Newton (1642-1727) a paradoxalement était sauvé par Edmund Halley qui a engagé sa fortune pour publier ses Principes mathématiques de philosophie naturelle en 3 tomes exposant les lois de la gravité.  La précision de ses calculs et des observations de l’époque étaient telles qu’il savait que sa théorie ne pouvait pas expliquer certaines anomalies de l’orbite de la Lune. Ces anomalies ne seront expliquées que 300 ans plus tard par Albert Einstein et sa théorie de la relativité.

On prend par contre un très grand plaisir à cotoyer durant ce livre des figures de la science de tout premier plan : Edmund Halley, Huygens, Leibnitz, Robert Hooke et Robert Boyle ainsi que quelques gueststars de l’époque : Voltaire, John Locke, Jonathan Swift ou Henry More.

 

 

 

Décembre 2010

 

L’importance d’être reconnaissant Alexander Mc Call Smith – 2009 ♥♥

Une enquête écossaise très légère dans le ton (l’intrigue n’est qu’un prétexte) où personne ne meurt ou n’est blessé sauf intellectuellement ;-) L’auteur est très connu et on lui doit la première détective privé botswanaise !! L’héroîne de ce roman est également récurrente et se nomme Isabel Dalhousie. Un livre pour se faire plaisir tranquillement et vivre au rythme d’Edimbourg ;-)

 


Novembre 2010

 

Rosa Candida – Audur Ava Ólafsdóttir – 2007 ♥♥♥♥

L’histoire est celle d’Arnljótur qui à la mort de sa mère choisit de vivre sa passion pour l’horticulture (difficile à épanouir dans les landes islandaises trop pleines de laves froides) en allant jardiner dans un très vieux monastère célèbre pour son jardin de roses mais aujourd’hui à l’abandon. SOn voyage prendra déjà pal mal de temps entre ses rencontres terrestres improbables mais si réalistes vu le temps qu’il passe à ne pas se presser et ses interrogations spirituelles sur les corps (essentiellement féminins quand même) et son futur (il n’a que 21 ans et déjà une fille suite à une expérience d’une nuit). Au final, ce héros (un voisin, plutôt le fils du voisin en fait) va grandir tranquillement et se forger une réalité dans lequel il pourra puiser pour avancer dans la vie : les rapports avec un moine qui explique tout avec des films et des dialogues mythiques, la mère de sa fille, sa fille Flora Sol et son père et sa mère présents à distance.

Une fin très ouverte et une suite pourrait même être écrite. Un très joli livre en définitive.
Vous trouverez plus de précisions dans l’article en page d’accueil.

Octobre 2010

 

Premier pilote de jet – Lutz Warsitz – 2010 – ♥♥♥

Par le fils d’Erich. Un site internet lui est spécialement dédié.enflightcaptainerichwarsitz.jpg

Ce livre n’est pas spécialement bien écrit mais il retrace le parcours incroyable d’Erich Warsitz pilote d’essai des premiers jets de l’histoire, je veux parler non pas du Messerschmitt 262 me262.jpg mais des Heinkel 176 et 178. Le premier vol a eu lieu le 27 août 1939 sur le He-178 avec un réacteur Heinkel. he178.jpg

Préalablement, il avait effectué le 20 juin 1939 le premier vol sur le He-176 à moteur fusée Von Braun depuis la base de Peenemunde. heinkel176.jpg

Il a ainsi ouvert la voie avec le Dc Heinke, l’ingénieur Künzel et l’équipe motoriste de Von Braun et d’Heinkel à l’ère moderne des jets. Ce fût le premier à utiliser un siège éjectable mis au point spécialement pour lui après de multiple essais infructueux….

Ce livre est spécialement dédié aux aviateurs pour leur faire découvrir les pionniers de l’aviation. Ils atterrissaient dans des champs avec un jet !!! Qui peut s’en vanter aujourd’hui ? Il montre également toute l’humilité que l’on doit avoir lorsqu’on veut devenir un aviateur. Il faut savoir toujours s’interroger sur ses propres capacités et accepter, même si l’on fait parti des plus grands, de faire des erreurs pour mieux les corriger ensuite.

Tous les plus grands ont d’abord commencé avec aucune heure de vol puis ont été lâché par un instructeur pour leur premier vol solo.

Et comme on dit toujours, il n’existe pas de bon pilote, il n’existe que des vieux pilotes et ce livre le montre.
Venise est une fête – Alberto Garlini – 2008 -  ♥♥♥♥

En voilà une belle course poursuite dans les rues de Venise !! Maria qui s’échappe de son mari rencontre Roberto qui n’est là que pour rencontrer Ernest Hemingway. Ernest est comme on l’imagine : flambeur, buveur, très grand seigneur avec sa maîtresse… mais aussi toujours dans le doute sur la qualité de son futur roman ou ressassant ses périodes de guerre. Mais quand Ernest s’aperçoit que Maria est la femme d’un aristocrate détestable, il ne peut s’emêcher de leur prêter un coup de main improbable. Là est le génie d’Alberto Garlini dans ce livre, espiègle, rythmé, étonnant et échevelé. A conseiller en VO pour tous nos amis italiens. En bonus, vous découvrirez Venise et ses petites ruelles typiques.

Le dernier National Geographic

Ce mois-ci, le NG version US est quasi exclusivement consacré à la catastrophe du golfe du Mexique. C’est tout bonnement hallucinant et les dégats sont considérables alors même que l’on ne sait pas ce que deviennent quasiment 80% du fuel !! Il reste pour l’instant entre deux eaux… Les articles expliquent qu’il y a plus de 50.000 (!!!) puits de pétrole dans le golfe et que la technologie permet maintenant de forer à très grande profondeur (plusieurs km d’eau puis encore autant sous la terre). L’explosion a eu lieu sur une plateforme de forage qui était justement en train de forer un puits à très grande profondeur.

NG montre aussi les courants marins dans le golfe du Mexique et en particulier la boucle qui relie les eaux du golfe à celles du GulfStream.

Pauvres habitants de la Nouvelle Orléans, ils payent cher en ce moment : après Katrina, voilà Deepwater. La Louisiane est sinistrée pour un bon moment.


Septembre 2010

Rester zen avec ses enfants – Hollie Smith – 2006 -  ♥♥♥

ou « Comment devenir un parent imperturbable »

Ce roman très anglais dans sa forme fait parti d’un esmble de livre du style « L’art de dissimuler les légumes », « Range ta chambre » ou bien encore « Etre dans la tête d’un ado » ;-) pour aider les parents que nous sommes à affronter la réalité transformée par nos chères têtes blondes petites ou grandes.

Avec un cheminement simple, Hollie nous montre que nous ne sommes pas seul et désarmé dans nos vies quotidiennes avec ces monstres déguisés en enfants. Le premier chapitre nous met dans l’ambiance direct : « Pourquoi vos enfants vous mettent en colère et pourquoi ce n’est pas grave ». Ce livre nous exposent des vérités que nous avons oubliées du genre « les enfants sont immatures » (on l’avait oublié mais c’est si vrai !!!) ou « nous les aimons tant donc nous les haïssons d’autant » ou pire encore « ils sont programmés pour tenter le sort » et le pire du pire « ils réclament désespérement notre attention » !!! Quand on se souvient de tout cela, déjà on a fait un grand pas ;-)

Ensuite, Hollie donne quelques clefs pour gérer les situations quotidiennes et finir avec le chapitre « vers un mode de vie généralement plus zen ». En l’appliquant mais adapté bien sûr à sa famille, on arrive à quelques résultats spectaculaires car immédiats ; c’est quand même le but recherché ;-)

Un livre indispensable pour vivre dans le calme, enfin quand les enfants dorment ;-)

 

Août 2010

Les fiancés du Glacier Express – Amélie Plume – 2009 -  ♥♥♥♥

Le dernier roman d’Amélie Plume, suissesse (je n’aime pas ce mot, je me demande même s’il existe mais comme dans son dernier roman, la reflexion porte, entre autre, sur la féminisation des mots masculins, je ne peux que vous le servir ;-) ), exprime les difficultés qu’ont les hommes et femmes ayant déjà un peu d’expérience sur Terre (le cas de Youri Gagarine n’est pas explicité) à sortir de leur routine quotidienne et à écouter réellement leurs envies sociales et amoureuses. Comment s’extraine du sillon tracé par des millions de grands-pères et grands-mères et vivre sa vie personnelle les dernières années ? Pas très correct, isn’t it ? Le style est très personnel, cocasse et mélant les nombreuses langues suisses sauf l’Italien. L’action (si on peut dire) commence à la gare de Lausanne et  se termine dans le train célèbre « Le Glacier Express » vers St Moritz. Une correspondance amoureuse entre wagon s’installe entre nos deux héros avec comme coursier Melchior le contrôleur puis à la faveur d’un changement de train, Lily et Oscar se découvrent et expriment tous leurs doutes et récriminations sur leurs existence.

 

 

L’Entreprise des Indes – Erik Orsenna – 2010 -  ♥♥♥♥

« L’Entreprise des Indes » met en scène Bartolomé  depuis sa retraite d’Hispañoa en République Dominicaine contant les choix et la vie de son frère Christophe jusqu’à la date du 03 août 1492 où il a pris la mer avec la Santa Maria, la Pinta et la Niña pour réaliser son Entreprise des Indes et rejoindre les Indes par l’Ouest. Les études de cartographie depuis Lisbonne, le comptage estimatif des degrés de longitude à franchir par la mer, son mariage pour obtenir un statut… Bartolomé, frère cadet et totalement asservi à son grand frère qui a une destinée, raconte avec beaucoup d’amertume sa vie, ses choix et surtout ceux de son frère à deux prêtres dominicains du nouveau monde.
Un très beau roman, excellement écrit que j’ai trouvé chez mon petit buraliste qui a beaucoup de goût ;-)

 

Juillet 2010

Manuel à l’usage des apprentis détectives – Jedediah Berry – 2002 - 

Pour poursuivre avec les somnambules, ce livre est vraiment à part : dans une ville irréelle à la Jeunet, un clerc de détective se déplaçant à vélo est promu détective pour retrouver son propre détective. Au fil des pages, on rencontre un magicien d’un cirque, des rêves réels ??), des assistantes qui en savent beaucoup, des gardiennes des archives très étranges, des siamois opérés pour devenir des jumeaux et même un colonel anglais !!! Bref, le délire mais très très inspiré.  Un très bon livre pour tous les âges.

Laitier de nuit – Andreï Kourkov – 2009 - 

Alors là, pour ce sixième roman de ce jeune Ukrainien, c’est vraiment le top (je vais m’acheter le premier qui paraît-il est grandiose) avec dans cette ville de Kiev en Ukraine des personnages qui vivent leur vie très simple : un femme qui donne son lait au lactarium pour en vivre, un garde du corps d’un élu, un maitre chien de l’aéroport…. On voit évoluer chaque trajectoire dans le monde étrange du post-communisme où chacun essaye de s’en sortir au mieux pour s’apercevoir qu’elles vont converger à un moment pour ensuite diverger avec les décisions de chacun. Ajouter à celà, des somnanbules et des psychiatres qui essaye d’améliorer la démocratie (!!!)  plus quelques litres de vodka et vous avez une histoire très réjouissante. A ne pas manquer !!!
Le Chagrin et la Grâce – Willy LAMB – 2008 - 

 

Bienvenu dans le vrai monde des Américains avec la lutte quotidienne pour vivre décemment dans un monde très dur pour les individus : peu de solidarité, une machine sociale très injuste, chacun pour sa pomme sans vergogne et la violence toujours prête à s’exprimer. Ce roman est excellement bien écrit et c’est quand même un vrai plaisir de le lire.

Dans son roman (un peu long, il est vrai car il contient plusieurs histoires), Willy Lamb se sert d’un pauvre bougre qui regarde le monde autour de lui et qui le subit car il ne comprend pas comment, lui, américain standard a pu être positionné à cet endroit : l’histoire de ses ancêtres est trouble, sa femme est une victime du drame de Columbine, lui-même est balloté entre différentes vies où le passè de ses parents, grand-parents, aïeuls se télescope avec sa vie tourmentée… Bref, Caelum est un simple bouchon balloté sur un océan d’incompréhension mais avec quand même une petite rame pour essayer d’orienter un minimum sa vie. Devant tant de non-emprise sur le monde qui l’entoure, le héros, professeur et athée, finit par embrasser, comme tout bon Américain qui se respecte, la croyance d’une Entité supérieure qui dirige leur vie. Comme dit Kathleen, la prof de sport américaine de mes filles, ‘Think positive anytime’, ça nous rassure ;-) Heureusement qu’ils savent construire des beaux F22 et des Apache avec des jolis roquettes et autres missiles Air-Sol…… Bonne journée ;-)

 

 

Juin 2010

KOLYMA – Tom Rob Smith 2010 Mecontent

J’ai été extrêmement déçu par cette suite de Enfant 44. Autant le premier tome était palpitant, autant celui-i brillait par son manque d’imagination et d’inventivité. Toutes les situations étaient prvisibles (le voyage en bateau, le héros qui se place en bas de l’échelle, la rivalité au fin fond de la Sibérie totalement sans sens… Bref, tout était de bas de gamme. Quel dommage.

Un peu de respect, je suis ta mère – 2009 – Hernan Casciari
Ce livre esten fait la retranscription d’un blog tenu par une mère de famille chilienne avec une famille de foldingue : le père qui frappe dès qu’il ne comprend pas un truc et c’est souvent ;-) la fille de la famille qui arrondi ses fins de mois avec quelques passes, le fils cadet qui n’a rien dans la tête et l’ainé (le seul « normal ») qui a fait des études. Ajoutez le papi italien immigré qui se tape la bonne urugayenne et le tableau est complet !!! Bref, un pur délire. Réjouissant.

Walther et moi – 2009 – Frédéric Lasaygues emoticone
Le héros, écrivain en mal de reconnaissance, trimballe partout son Walther PPK (l’arme des 00 british) et pense à sa mère morte. Bref, le roman typique d’un écrivain français ; on s’y ennuie à mourir il a du faire l’2cole Normale, c’est s^ur. Il ne manquerai plus qu’un ‘artiste’ français en fasse un film et on se demandera pourquoi le cinéma français va mal ;-)

 

Mars 2010
Méditations en vert – 1983 – Stephen Wright
Ce roman oscille entre la vie de Griffin de la division 1069 en poste au Vietnam et sa nouvelle vie un peu voire même beaucoup décalée après son retour à la vie civile. Le roman est construit avec des flashback très déroutant. Au Vietnam, la vie s’organise autour de la fumette, des pertes des amis soldats, de la gestion des officiers dans un contexte de fin de guerre perdue par les Américains. La vie au pays se résume à la tentative de faire pousser des plantes dans un appartement, aux sorties avec son copain de régiment Tripp un peu chtarbé (voire beaucoup) et au décalage avec les autres personnes. Le roman se termine par un feu d’artifice tant au Vietnam qu’aux USA. Vraiment très étrange mais en même temps captivant. Un excellent auteur, très rare (4 livres en 25 ans) mais très expressif. Vraiment un livre à conseiller sauf pour ceux qui aime la guerre et les exploits ;-) vu qu’ici, les gens cherchent plus à survivre et rentrer au pays entier qu’à obtenir une médaille.
Février 2010


Pour tout l’or du monde – 2010 ; Un trader ne meurt jamais 2009 – Marc Fiorentino
Attention, âmes crédules sur le monde actuel, passez votre chemin !! Deux thrillers financiers qui se suivent. Exceptionnels !! Un trader déchu, Sam Ventura, revient au premier plan et se relance dans les affaires mais à sa sauce !! Du cynisme à toutes les pages, du réalisme sur les discours des politiques, des banquiers… pour que nous autres, gens de la populace crédule, continuions à vivre heureux (ou malheureux) pendant que les banquiers et autres « gens de la haute » continuent de s’engraisser sur notre dos en spéculant sans vergogne. On voit des dictateurs en manque de reconnaissance, des grands traders, des riches donateurs « pour la galerie »… en action. On entraperçoit ce monde incroyable où tous les coups sont permis, pourvus qu’ils rapportent (et gros) !! Faut dire que la vertu et la morale, ça n’a jamais nourrit son homme, ni payé une Lamborghini ou un appart’ sur la cinquième avenue ;-)

Vraiment 2 livres à lire. Un must have comme on dit.

Les chaussures italiennes – Henning Mankell 2006

Cet auteur suédois est vraiment particulier : il écrit beaucoup de livres policiers (l’inspecteur Wallander), il écrit des documents sur l’Afrique, des pièces de théatre et des ouvrages pour la jeunesse. Il vit aussi en partie au Mozambique. Bref, un écrivain qui va au bout de ses idées.

Dans ce livre très calme à l’image de ses polars, le héros, ancien chirurgien ayant tout quitté et s’étant réfugié reclus dans une ile de la Baltique depuis 30 ans voit son passé ressurgir par l’entremise de son premier amour, de sa fille et de son erreur médicale d’il y a 30 ans. Ce livre est construit comme un concert ou un opéra, en quatre mouvements où chaque personnage agit à son tour puis tous ensemble dans le final. Des réflexions simples sont explorées par l’auteur comme les raisons de la solitude, l’amour familial ou le choix personnel à une rédemption de ses actes. Un très beau livre.
Un dernier verre avant la guerre – Dennis Lehane 1994

Une enquête de deux détectives amateurs dans Boston avec des politiques véreux, des amis d’enfance, des gangs et beaucoup de violence et d’humour très noir. Très drôle mais néanmoins réaliste.

La haut, tout est calme – Gerbrand Bakker 2006
Ce roman se passe en Hollande, où tout est plat, à notre époque mais au rythme d’un temps de paysan : les journées bien structurées, le passage des saisons avec ses obligations… Le héros, Helmer van Wonderen, entame, tel une chenille, une métamorphose de son mode de vie par une interrogation intérieure sur ses aspirations et ses actes non réalisés durant les 30 dernières années. Le texte très lent mis en parallèle avec les actes du personnage crée un roman paisible où l’évolution du héros n’en ai que plus inexorable.

Ce livre a été un best-seller en Hollande mais je ne vous le conseillerai pas en hollandais pour deux raisons ; la première est que les nuances du texte sont très bien passées en français et la seconde est que votre néerlandais n’étant pas si bon que ça, vous n’y comprendrai rien ;-)

 

Enfant 44 – Tom Rob Smith 2008

Ce premier roman (bientôt adapté au cinéma par Ridley Scott) se passe dans la Russie ds années 5. Le climat social et politique de l’époque est extrêmement bien reproduit et l’oppressante sensation d’être constamment surveillé et de devoir rendre des comptes pour tout comportement non-ordinaire est une constante de ce livre. L’histoire est très bien choisie et montre toutes les limites du système soviétique mis en place dans ces années terribles pour le peuple russe : les interrogatoires, l’espionnage interne, les avantages fonctionnels, la mutation disciplinaire… Néanmoins, comme dans tout système très fermé, il existe toujours des personnes qui n’acceptent plus l’injustice quotidienne et décident de prendre des risques fous sur leur seule foi de faire éclater une vérité qu’ils savent juste. Ce roman montre qu’il y aura toujours des gens pour tout risquer quand ils savent que le système est dans une impasse au risque de tout perdre. Juste pour faire avancer le modèle social qui leur est proposé car à l’époque, ce système avait ses avantages, seuls une exagération par les « petits chefs » faisait que la vie devenait impossible.

Même si la traduction est bien, je vous le conseille en anglais (titre original Child 44). Le texte est magnifique, très prenant. Surveillez cet auteur qui bien qu’étant jeune (né en 79) a excellemment documenté son ouvrage pour ne laisser aucune place au hasard dans ses descriptions. Très impressionnant.

 

Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil – Haruki Murakami 2003

Ce roman traduit du japonais est assez déconcertant dans son écriture et son cheminement. Peut-être est-ce dû à l’effet de la traduction entre deux alphabets totalement différents dans leur construction de phrase, l’un juxtaposant des mots et l’autre des idées. En tout cas, ce roman, selon mon interprétation, traite du passage à l’âge adulte par le renoncement à ses utopies enfantines (un des moyens bien sûr parmi tant d’autres). Le héros Hajime retrouve à 37 ans sa seule amie d’enfance Shimamoto-san (notez que la traductrice Corinne Atlan a gardé le -san) après l’avoir perdu de vue pendant 25 ans. Il est marié, a deux fillettes et a su profité de la fortune de son beau-père pour se réussir à monter deux bars jazzys en écoutant son imaginaire pour la déco et les cocktails. Bref, Hajime est quelqu’un de très réfléchi qui se permet également de vivre beaucoup de moments pour lui (un vrai japonais pas du tout occidentalisé dans sa façon de vivre) et l’irruption de sa seule amie va lui faire se poser beaucoup de question. Je ne vous en dit pas plus sinon le livre perd de son sens.

Un mot sur le titre, « Au sud de la frontière » se trouve le Mexique avec ce qu’il représente pour les Américains et  » à l’ouest du soleil » est une expression utilisée dans le très grand désert mongol quand la maladie de désorientation mentale accable les paysans qui ne travaille que sur ce plateau du désert de Gobi avec comme seule perspective l’horizon plat dans toutes les directions ; alors, ils partent un jour vers l’ouest pour suivre le soleil et meurent dans le désert inexplicablement.

 

Villages – John Updike 2004
John Updike écrit depuis la fin des années 50. Il est décédé en 2009 et ce roman relate l’histoire d’un homme en Amérique depuis son enfance jusqu’à sa mort, ses multiples vies amoureuses avec comme ligne historique, le développement de l’informatique depuis la fin des années 60 jusqu’à nos jours. Et comme le dit si bien (une fois n’est pas coutume) le petit résumé en quatrième de couv’ : Ce livre est la richesse tragique, nostalgique de toute existence humaine que l’auteur fait trembler dans une prose ample, d’un érotisme cru et frémissant. »Ce livre part du principe que tout être humain, où qu’il vive et quel que soit le nombre de fois qu’il déménage ou change de vie, se recrée perpétuellement un village autour de lui avec ses amis, ses amant(e)s, ses activités nouvelles ou anciennes, ses collègues… que ce soit en ville ou à la campagne. Une vrai leçon de vie. Et un très beau livre.

 

Le coût de la panne – Laurence Jyl, 2009

Ce livre est l’histoire d’une famille dont les parents, suite à un déménagement à Paris – Monsieur est Receveur Principal des Postes, pètent complètement les plombs quand leur télé tombent en panne : Papa et Maman se retrouvent à espionner les voisins puis c’est l’escalade. Tout cela est raconté par la petite dernière de 10 ans avec ses propres mots. c’est complètement drolatique, hallucinant très souvent et extrêmement rigolo tout le temps. Le ton est alerte et très entrainant. Ce livre se lit en 1 jour tellement on est accroché.

 

Marseille sur Maire – Serge Yves Ruquet, 2009

Un polar sur Marseille avec des vieux schnocks de flic, des jeunes de la banlieue  nord de Marseille, des ripoux de la DST, les RG, la mafia locale et bien sur des Ministres et des politiques aux ents longues. Mettez un très gros projet immobilier au milieuet cela devient explosif !
Un polar fiction (mais pas trop quand on connait la ville et son histoire – Gaston Deferre entre autres) plein d’humour et au style très élégant en plus. Et comme on dit toujours « toute ressemblance…. ». Je ne résiste pas au plaisir de vous recopier les citations du début du livre :

« La ville de Marseille resplendit par ses hauts faits » Devise de Marseille

« La seule façon de gagner de l’argent au casino, c’est de posséder un casino » d’isidore Partouche.

Et celle de la fin du livre :

« Cette histoire est entièrement vraie puisque je l’ai inventée d’un bout à l’autre » Boris Vian.

Avec ça, on est servi dans le cynisme, c’est pourquoi ce livre est indispensable ;-)

 

Le cinquième monde Tome 1 22/11- Célia Ibane, 2008

Un livre compliqué sur une catastrophe mondiale avec des personnages voyageant dans le temps après initiation avec des humains d’une autre race. Ce livre est une course poursuite entre une femme « élue » et un groupuscule étrange mais dont on ne sait pas qui est gentil ou méchant avec des flashback et des « flash-ahead » entre 2009 et 208. Très étrange mais prenant si on reste dans le livre pour ne rien perdre des connections entre les personnages.

Ce livre a également le mérite d’être auto-édité par l’auteur (je me refuse à céder à cette nouvelle mode de la féminisation des mots) qui est née en 1982 à Marseille (une autre de ces qualités).

 

Les cafards n’ont pas de roi – Daniel Evan Weiss, 1994

Un roman raconté par un cafard nommé Nombres qui vit à New York et qui essaye de survivre et de développer la colonie de ses amis dans son placard. Totalement incroyable, exceptionnel et jubilatoire. Un must. Je ne vous en dit pas plus, commandez-le sur Amazon !!!!

 

Contrebande – Enrique Serpa, 1939

Une ré-édition française de ce chef d’oeuvre de la littérature cubaine qui se passe au temps de la prohibition. A lire absolument.

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